L’art de visualiser les visualisations : un guide « best practice »

Posté le par Iver van de Zand

Les outils de BI en self-service connaissent un grand succès et ont changé de manière permanente le paysage de la business intelligence. La facilité d’utilisation, les performances et l’agilité par rapport aux structures de données sans cesse changeantes, dans le respect de la data governance, sont particulièrement appréciées par les utilisateurs.

Avec les capacités des outils en self-service qui permettent de créer rapidement des analyses et visualisations intrinsèquement avancées, notre sujet, l’art de visualiser les visualisations, est dévoilé. Cet art réside dans l’interaction entre le développeur et l’outil, et tend à créer des visualisations et des tableaux de bord parfaitement clairs et susceptibles d’être interprétés en un clin d’œil par les utilisateurs. Mieux encore, il s’agit de la capacité à traduire des messages et données essentiels en informations qui permettront d’entreprendre des actions.

S’engager chaque jour avec les clients dans le domaine de la business intelligence suscite en permanence des questions de leur part sur toute une variété d’« arbres de Noël » et de « peintures colorées » destinés à servir de tableaux de bord essentiels ayant pour but d’apporter des éclairages stratégiques. Si ces tableaux de bord sont souvent des œuvres d’art (les capacités graphiques des outils sont véritablement impressionnantes), ils sont toutefois discutables pour ce qui est de communiquer des données sous forme d’informations qui permettront d’entreprendre des actions. Le client a en effet besoin d’énormément de temps pour comprendre les tableaux de bord et les interpréter, s’il y parvient… Faut-il blâmer le développeur ? Oui, d’une certaine manière. Bien que les outils actuels facilitent l’utilisation de n’importe quel graphique et tableau dans pratiquement n’importe quelle situation, le risque de manque de clarté ne peut être sous-estimé.

Conseils pour structurer les visualisations et les tableaux de bord :

  1. Il est important de convenir de normes. Se mettre d’accord sur des principes de développement visuel au sein de votre organisation accélèrera fortement l’adoption et la reconnaissance de vos tableaux de bord et rapports.
  2. Évitez ce qui peut l’être ; « less is more ». Moins vous aurez besoin de graphiques et de tableaux pour visualiser votre message, mieux ce sera.
  3. Utilisez des narrations multipages : des outils comme SAP Lumira utilisent des narrations multipages qui permettent de répartir des graphiques sur plusieurs pages, au lieu d’une seule page chargée d’informations.
  4. Utilisez des codes de couleur uniquement pour mettre en évidence ou accentuer des données importantes. Tout autre code de couleur ne fera que détourner l’attention de votre message.
  5. Utilisez des contrôles d’input. Les contrôles d’input sont une excellente manière pour l’utilisateur final de sélectionner et de filtrer les sections de données qui l’intéressent. Ils prennent peu de place.
  6. Utilisez des hiérarchies et des graphiques « drill down », et présentez-les de façon synthétique. Présentez vos données de la manière la plus claire possible et offrez la possibilité aux utilisateurs d’approfondir où faire se peut. Vous présenterez ainsi des tableaux de bord synoptiques.
  7. Évitez les légendes là où c’est possible. Les légendes présentées séparément près des tableaux et des graphiques utilisent beaucoup d’espace. Il est préférable d’utiliser des tableaux avec des légendes intégrées (voir exemple ci-dessous)
 bad example (2) A g. : moins bon exemple avec légende séparée 

A dr. : légendes et tableaux de données intégrés

good ex
  1. Pas de jauges. On me demande des jauges chaque semaine. Évitez-les, elles prennent beaucoup trop d’espace. Les graphiques à cible constituent une meilleure alternative et offrent plus de capacités et de meilleurs messages.
  2. Soyez prudent avec les graphiques 3D et les camemberts. Bien qu’ils semblent constituer une bonne solution, l’interprétation de ces graphiques nécessite plus de temps et souvent, ils ne sont pas clairs.
  3. Conseil : les graphiques numériques sont très spécifiques, prennent peu d’espace et sont limpides.
  4. Conseil : les graphiques radars ou polaires sont très bons pour comparer des faits sur des dimensions multiples

polar (2)12. Conseil : utilisez des « heat maps » pour les analyses d’espaces blancs

13. Conseil : utilisez du texte dynamique. Avec le texte dynamique, le texte d’un tableau de bord dépend de données sous-jacentes. Lorsqu’il est utilisé correctement, il permet d’éviter de créer un tableau ou un graphique supplémentaire

Heureusement pour nous, l’art de visualiser les visualisations fait l’objet d’une certaine attention. Le web offre assurément des conseils et des informations à ce sujet. À consulter, car très intéressante, la documentation du groupe Hichert IBCS sur les normes de notation dans la communication business, qui donne d’excellentes idées pour les principes de standardisation pour la visualisation dans votre entreprise. Bonne lecture !

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