Tirez la quintessence de votre DataViz: l’art de la visualisation, Partie II

Posté le par Iver van de Zand

brainLa science nous apprend que le cerveau humain scanne une scène visuelle en moins d’un dixième de seconde. Et que 90% des informations reçues par le cerveau sont visuelles. Plus important encore, les éléments visuels sont traités 60.000 fois plus vite que les éléments textuels. Ces quelques données scientifiques soulignent l’importance de la visualisation des données et des infographies dans l’interprétation des résultats et informations des entreprises. Cette présentation et ces infographies sont des outils cruciaux pour permettre aux décideurs de l’entreprise de visualiser et de comprendre ses performances. Elles focalisent l’attention sur les points qui requièrent une attention plus particulière ou une réaction. Vraiment? Oui, vraiment, pour autant que vos présentations respectent certains principes de base.

Dans un article antérieur sur l’Art de la Présentation, nous avons déjà évoqué les pratiques d’excellence que j’ai découvertes par le passé. Aujourd’hui, il est temps d’approfondir la question. Ci-dessous, je reviendrai sur divers enseignements tirés de discussions avec des clients, toujours dans l’optique de la présentation d’informations et des infographies. Les présentations ont pour but de favoriser la compréhension visuelle de mesures, indicateurs de performance ou autres informations. Les infographies utilisent ensuite ces présentations et les combinent de manière synthétique, afin de présenter une situation d’ensemble.

  • Présentations

 

Séries chronologiques et animations

Pour présenter une série chronologique, rien de tel qu’un graphique linéaire simple. Ses lignes ne doivent relier directement les valeurs que dans des intervalles adjacents. Lorsqu’une valeur manque, il faut indiquer qu’elle est manquante. Assurez-vous aussi que vos intervalles sont de taille égale. Lorsque vous utilisez différentes unités ou des graphiques combinés, pensez à synchroniser votre axe des abscisses. Pour optimiser la lisibilité de la présentation, j’utilise personnellement un subtil quadrillage gris. Si vous utilisez des diagrammes à barres ou une combinaison de barres/lignes, les barres ne peuvent jamais se chevaucher et deux barres contiguës doivent toujours être séparées par un espace. Utilisez des couleurs douces et soyez prudent lorsque vous pointez des valeurs. Si vous comparez des valeurs dans un graphique linéaire à série chronologique, utilisez des variances par rapport à la ligne de base. Dans les deux exemples ci-dessous, vous pouvez visualiser la moins bonne et la meilleure manière de représenter ces informations.

 Capture

Si vous désirez souligner des exceptions spécifiques se produisant dans le temps, pensez aux graphiques animés. J’y ai parfois recours lors de la création de diagrammes à bulles, pour indiquer exactement lorsqu’une corrélation entre données est hors prévisions.

Graphiques à jauges

Les graphiques à jauges (‘bullet charts’) sont très utiles pour représenter une valeur clé, une mesure comparative (objectif) et une mesure qualitative. Une représentation du budget et des prévisions en est le meilleur exemple. Les graphiques à jauges sont aussi très pratiques pour représenter les KPI.

Cartes thermiques

La carte thermique se révèle très utile dans l’analyse de zones blanches. Ce type d’analyse est utilisé pour identifier immédiatement les zones qui ne sont pas couvertes dans un certain domaine. Prenons l’exemple des ventes par produit et par pays: une carte thermique permet de visualiser immédiatement quels produits/pays sous-performent. Outil très proche des cartes thermiques, les arbres logiques sont utilisés lorsqu’un grand nombre de valeurs surpassent le chiffre pouvant utilement être représenté dans un graphique à barres. Ces arbres logiques présentent l’avantage de pouvoir contenir des ‘indicateurs thermiques’ lorsqu’on utilise intelligemment le codage en couleur.

Cartes D3

exampleInternet regorge de cartes D3 open source, comme celle-ci. Pour les exploiter, utilisez des outils tels que SAP Lumina. Remarquables en apparence, elles ne sont toutefois utilisables qu’à des fins très spécifiques. Leurs utilisateurs ont tendance à y faire intervenir des données et à changer les modes de présentation à la volée. Si vous avez trouvé la D3 optimale pour l’usage que vous lui réservez, pensez à la verrouiller, pour que les utilisateurs ne puissent modifier le type de graphique/diagramme. Si vous utilisez SAP Lumina, suivez ce lien qui mène vers une sélection des meilleures représentations D3.

  • Infographes

 

Évitez le ‘sapin de Noël’

Dans le domaine de la représentation des données, le paradoxe ‘Less is More’ est pleinement d’application. Bien sûr, les outils actuels permettent de doter votre infographie de mille et une fioritures, mais n’oubliez pas de vous mettre à la place de vos utilisateurs. Face à cette pléthore d’informations, ils ne parviendront plus à distinguer l’essentiel de l’accessoire.

Filtres et nuages-balises

Lorsque je dote mes infographies de filtres permettant aux utilisateurs d’effectuer des sélections multiples, j’y ajoute toujours un nuage-balise, pour qu’ils puissent aisément visualiser ce qu’ils ont sélectionné. J’ai recours à cette technique dans l’outil (disponible librement) que j’ai élaboré pour choisir le composant BI optimal, dans lequel l’utilisateur peut sélectionner plusieurs critères fonctionnels pour trouver l’outil BI idéal.

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Interactivité

Dans mon article “Let me Interact”, j’ai évoqué le fait que vos réunions ne se dérouleront plus jamais comme avant dès lors que les personnes présentes souhaitent pouvoir interagir en permanence avec leurs représentations et infographies. Les utilisateurs veulent pouvoir modifier à l’envi les filtres, le zoom avant et la granularité. Ils veulent pouvoir classer, souligner ou zoomer sur les données durant la réunion. Enfin, ils exigent de pouvoir inclure ou exclure certaines sources de données, notamment extérieures.

Page d’atterrissage

Lorsque votre infographie se rapproche d’un tableau de bord et couvre différents domaines d’information, vous utilisez probablement des onglets ou pages dans vos résultats finaux. Dans un tel cas, je ne saurais trop vous conseiller de définir la page/onglet 1 comme page d’atterrissage. Dans cette page, intégrez des liens URL vers les différents domaines, ce qui vous permettra d’utiliser la page pour partager des informations spécifiques (hypothèses, périmètre, etc). J’y ai également recours lorsque je souhaite que l’utilisateur puisse définir des filtres qui s’appliquent à l’ensemble du tableau de bord. Ainsi, vous gagnez de la place sur chacune des pages/onglets et vos utilisateurs ne doivent définir le filtre qu’à une seule reprise.

Interconnectivité des diagrammes

Si vous disposez de présentations multiples d’une infographie, assurez-vous de leur interconnexion, au moins au niveau d’une page ou onglet. En cas de descente ou de zoom sur une présentation, cette action s’applique à toutes les autres présentations, ce qui est le gage d’une cohérence de l’éclairage fourni.

 

Marquage et codage couleurs

pic3Malheureusement, je ne suis pas né sous la bonne étoile et je ne possède pas le don inné de bien assortir les couleurs. J’éprouve souvent beaucoup de peine à trouver une couleur appropriée, non seulement pour le graphique, mais aussi pour le fond de page, les symboles et les visuels. Ma solution consiste à utiliser Adobe Color. Grâce à cet outil (également disponible sur les appareils mobiles), vous pouvez prendre une photo d’un objet ou d’une scène, sélectionner un ou plusieurs points focaux, après quoi Adobe Color vous propose automatiquement des couleurs assorties, ainsi que leur code RGB. Pratique comme tout!

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